QUE RETENIR DE LA NOUVELLE REGLE DE LA FIFA SUR LE CHANGEMENT DE NATIONALITE SPORTIVE?

Au cours du 70e congrès de la Fifa tenue le weekend dernier en visioconférence, l’instance faitière du football mondial a voté un amendement assouplissant les condition de changement de nationalité sportive. Cette nouvelle règle est analysée par Hervé Kouamouo journaliste camerounais basé en France.

De l’évolution dans le football en particulier sur la question de double nationalité. Selon l’amendement voté par le 70e congrès ordinaire de la Fifa, un joueur qui serait sélectionné avec l’Equipe nationale A d’un pays donné, pourra toujours s’il le souhaite changer de nationalité sportive. Toutefois, ce dernier devra remplir 4 conditions préalable à savoir : avoir joué moins de 3 matchs avec la première sélection, être agé de moins de 21 ans lors de ses premières apparitions internationales, ne plus avoir été appelé en sélection depuis au moins 3 ans, ne pas avoir disputé de phase finale d’une Coupe du monde ou d’un tournoi continental (Euro, CAN, Copa America…) avec la sélection en question. Précisons que cet amendement a été porté par le président de la Fédération royale marocaine de football.

Interrogé sur cet amendement assouplissant les conditions de changement de nationalité sportive, Hervé Kouamouo journaliste camerounais basé en France se confie. « La Fifa est dans son rôle. D’une part, elle donne une plus grande chance pour avoir un équilibre compétitif entre les grandes nations du football et les autres. D’autre part, elle protège les jeunes qui ont une chance supplémentaire de ne pas être bloqués dans un choix initial. On pourrait le voir comme une bonne chose, mais l’est-elle vraiment pour notre football? Personnellement, j’aurais tendance à penser que l’appel aux binationaux prouve un problème dans la formation et les gestion de nos joueurs. »

Plus loin, Hervé Kouamouo s’inquiète des joueurs locaux comme en Afrique qui auront désormais de la concurrence. « Cette nouvelle règle me fait peur. Peur pour les joueurs locaux qui ont une nouvelle concurrence, peur pour le championnat et la formation puisqu’on pourrait avoir comme l’Algérie ou le Maroc une équipe quasiment de binationaux. Va-t-on encore investir sur le football local? Je m’inquiète ». C’est donc une règle qui permettra aux sélections en l’occurence africaines d’avoir un champ large dans la sélection des joueurs.

Giresse NGUEPTCHOUANG

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